Mont Aver (2745 m) - contrefort ouest : via Lattea
TD. 6a+ max. 6a obl.Difficulté120 m de l'attaque au sommet du contrefort.Dénivelée
Premiers rayons de soleil pour réchauffer des doigts mis à rude épreuve par la teigneuse troisième longueur.
Bien connu des skieurs méridionaux, le mont Aver l'est beaucoup moins des alpinistes. Et pourtant, il offre une course d'arête de style classique et quelques courtes mais bien jolies escalades modernes qui méritent une visite. Parmi ces dernières voies, la via Lattea ne manque pas d'intérêt, remontant sur quatre longueurs de beaux murs de gneiss rouge. La longueur difficile offre un beau final, aérien et soutenu, sur un bastion très raide où il faudra faire parler la technique pour l'enchaîner. Cette voie se complète idéalement par l'une de ses voisines comme la via del Niglio .
Fiche technique
Difficulté
TD. 6a+ max. 6a obl.
Ouvreurs
Barbara Buffa, Paolo Cavallo, Roberto Ghibaudo, les 15 et 17 août 2002.
Point de départ
Lacet sous le lac inférieur d'Orgials (route de la Lombarde), 2210 m.
Dénivelée
120 m de l'attaque au sommet du contrefort.
Equipement
Spits aérés. Prévoir éventuellement quelques coinceurs.
Carte
Alpes sans frontières, Argentera-Mercantour, 1 : 25 000. N° 5 de la série Les Spéciales de l'IGN.
Horaire
1 h 30.
Orientation
Ouest.
La course clés en main
Accès routier
Remonter la vallée de la Tinée et gagner Isola 2000 puis le col de la Lombarde.
Du col, redescendre coté italien jusqu'au lacet sous le lac inférieur d'Orgials.
Approche
Prendre le sentier qui part en direction du col de l'Aver. Au bout de 15 mn, quitter le sentier à droite pour gagner
le pied du contrefort, évidente paroi redressée coupée en deux par une large fissure. L'attaque de la voie est immédiatement à droite de
cette fissure. 20 minutes.
Itinéraire
* L1 : dalle (5b).
* L2 : traversée à droite, surplomb, puis mur (5c).
* L3 : succession de murs se redressant (6a+).
* L4 : court passage de IV puis arête.
Descente
1 - En rappel depuis R3.
2 - Très rapide aussi, descente à pied en suivant l'arête jusqu'à pouvoir basculer au nord dans un éboulis qui ramène au pied de la voie.