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Trek dans le Tassili n'Ajjer.



Chouayeb, guide Touareg. J3 - Du sable et du grès, encore et encore.

Lever difficile, un peu de vent a transformé mes narines en châteaux de sable. Sitôt le petit déjeuner avalé, nous gagnons un col, dans les dunes, donnant accès au plateau d’Aoen. Le décor varie mais reste extraordinaire : la nature rivalise d’imagination pour inventer des formes toujours nouvelles dans le grès et les dunes. Puis, nous traversons un plateau de cailloutis noirs, dans un paysage désolé, pour arriver à la forêt de pierre d’Adaïk, dédale de tours gréseuses où nous accueille le gardien des lieux, un rocher en forme de robot. Derrière, la traversée d’un nouveau plateau noir donne accès à des dunes dont la teinte tourne au rouge. Et c’est encore un plateau qui suit jusqu’à Tin Talamen (la Chamelle), où nous prenons la pause de midi au milieu de l’immensité désolée. Devant nous s’offre une large plaine rocailleuse parfaitement plane, fermée par la très belle et haute dune de Tagarangarat. Le soir, la marche reprend pour gravir cette superbe dune. La lumière décline et les couleurs s’avivent sur les sables de Tisras. La journée – sans doute celle que j’ai préférée – se termine en apothéose.



J4 – En route vers le Tassili.

Réveillé très tôt, je monte faire quelques photos pour profiter des lumières du levant, appréciant la paix du matin, au sommet d’une haute dune. Les Cathédrales du DésertLa marche commence après le petit déjeuner en direction d’Elekef, étonnant labyrinthe de tours de grès. Puis nous descendons à travers les Cathédrales du Désert, hautes sculptures rocheuses. C’est la fin de la partie du trek consacrée à la bordure tassilienne. Les « chameaux japonais » (Toyota Land Cruiser) nous transfèrent au pied du Tassili lui-même. Ici, les ânes remplacent les chameaux, plus adaptés aux pentes raides pour le transport du matériel. La première partie de l’ascension, dans un chaos de blocs rocheux, s’achève au lieu-dit Tefedest Blanc, extraordinaire étendue plane de sable blanc, plantée d’acacias et totalement fermée par une haute barrière d’escarpements rocheux entaillés de canyons. C’est là que nous bivouaquons, apparemment discrètement imités par des clandestins d’Afrique noire, en marche vers la proche Libye et au-delà, sans doute, un rêve d’Europe.
Après le repas, une interminable conversation nous fait encore veiller avec nos amis touaregs.



J5 – Sur le Tassili des Ajjer.

Nous remontons un long canyon, très étroit, pour gagner un premier col qui communique avec un autre canyon. Les premières gueltas (mares) apparaissent, ainsi que quelques lauriers roses en fleurs. Le canyon se termine par un couloir-cheminée et quelques passages un peu plus délicats donnent accès au second col de la journée. Nous y sommes, sur le Tassili, au Tefedest Noir, sombre plateau, tout à la fois majestueux et austère. Bientôt, nous gagnons notre lieu de bivouac : Tamrit, entre tours de grès roses et gueltas. Après la sieste, nous filons vers Tan Zoumaïtek, une grotte aux fresques superbes. Nous observons les fameuses « têtes rondes », personnages dessinés avec un raffinement surprenant et dans un magnifique état de conservation. Des vaches montrent aussi qu’il devait y avoir de verts pâturages dans cet endroit maintenant désolé. La balade continue dans les méandres minéraux du plateau et s’ouvre alors le gigantesque et vertigineux canyon de Tamrit. Nous terminons en remontant la Vallée des Cyprès, un oued où poussent quelques arbres pluri-millénaires, eux aussi derniers témoins d’un Sahara verdoyant. La journée se termine par un récital de chants touaregs. Chouayeb révèle ses talents de saltimbanque, excellent danseur et chanteur.



"Têtes rondes" et mouflon à Tan Zoumaïtek.


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