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Cayre des Erps (2501 m) : Champagne.




Dérouillage de printemps dans la première longueur (6b).


Si Champagne mérite le détour, elle appelle aussi quelques commentaires avertis car il s'agit d'une voie loin des standards d'aujourd'hui équipés tout confort. L'engagement reste ici un maître mot car la voie ne comporte qu'une douzaine de goujons alors qu'elle propose une escalade soutenue dans le sixième degré. Notez que l'itinéraire a subi un rééquipement en 2001, mais il s'agit de remise à neuf des points et non d'ajouts.
Si la première longueur semble la plus dure sur le papier, la longueur clé est pourtant la troisième. Annoncée à 6a+, elle ferait un 6b tout à fait crédible, auquel il faut ajouter un engagement bien plus important que la première. J'ai conservé dans ce topo les cotations des ouvreurs, en signalant le caractère un peu sec de celles-ci, mais j'ai remonté l'ensemble à ED-, alors que le topo de JP Gass annonce TD+, car cette voie me semble plus dure et plus engagée que bien d'autres courses de ce niveau dans le massif.
Enfin, il ne faut pas compter sur l'équipement en place pour s'aider dans les sections difficiles, celui-ci est bien trop aéré. On pourra, à la limite, se poser dessus avant de se lancer dans les pas durs mais ceux-ci sont obligatoires.


Fiche technique : Cayre des Erps, Champagne.
Difficulté ED-, 6b max. et obl.
Ouvreurs M. Amblard et P. Brizzi en 1990.
Point de départ Le Boréon, gîte d'étape, 1500 m.
Dénivelée 220 m de l'attaque au sommet.
Equipement Spits aérés. Jeu de coinceurs complet et 4 petits friends nécessaires. 2-3 pitons et un marteau en "en-cas" peuvent rendre service.
Carte IGN 3741 OT Vallée de la Vésubie.
Horaire 3-4 h pour la voie.


La course clés en main

Accès routier : de Nice. Remonter la RN 202, direction Digne. A la sortie de Plan-du-Var, à droite après le pont, remonter la D 2565 jusqu'à Saint-Martin-Vésubie. De Saint-Martin-Vésubie, gagner le Boréon, prendre le premier lacet après le lac et se garer sous le gîte d'étape (balise 370).

Approche : du parking, prendre le sentier qui remonte le vallon des Erps. Le remonter jusqu'à un replat vers 2200 m. De là, gagner la base du Cayre des Erps, tour rocheuse individualisée du Pélago, à droite par un éboulis (1h30).

Itinéraire :
L'attaque de la voie se trouve à droite de la face, une dizaine de mètres à gauche du couloir Gurékian. Premier point visible à environ 10 mètres du sol.
* L1 : mur raide, dalle puis surplomb et à nouveau dalle (6b). Relais sur une terrasse.
* L2 : dièdre à gauche puis traversée dalleuse (5c), revenir un peu à droite dans des roches herbeuses faciles, passer à droite d'une chaine de rappel, prendre pied sur la vire où on trouve le relais un peu à gauche, au pied du bastion suivant. (Le relais encore 5 m à gauche est celui de l'éperon SO).
* L3 : partir 5 m à droite du relais, monter sur des blocs pour remonter un mur sans équipement (coinceurs, sangles). On trouve ensuite un piton qui protège un pas en fissure (6a). Gagner et gravir un dièdre gris et lisse (6a+/6b, 2 spits) dont la sortie, sous le relais, est délicate. Section soutenue et engagée.
* L4 : forcer 2 murs successifs (6a, 2 spits) puis obliquer à gauche pour rejoindre l'éperon SO. Relais sur chaîne à la vire.
* On sort ensuite au sommet par 2-3 longueurs de l'éperon SO (5c).

Descente :
1 - En rappel dans la voie. Recommandé si le couloir décrit ci-dessous est enneigé.
2 - Par le couloir Gurékian. Du sommet descendre dans le couloir orienté sud qui sépare le Cayre des Erps de l'ensemble du Pélago (désescalade PD). Descendre le couloir jusqu'au large coude qu'il fait dans sa partie inférieure. A l'endroit où le couloir ne devient plus praticable à pied, face au vallon des Erps, tirer dans les pentes herbeuses à droite (cairns, main courante à poser) et descendre environ 40 m pour trouver le premier des deux rappels (40 m pour le 2e) qui ramènent au pied du Cayre.